Implication des jeunes dans la lutte contre la pollution environnementale

dechets

La pauvreté et la forte démographie urbaine due à l’exode rural  a conduit depuis 1990 à une promiscuité dans la plus part des quartiers des zones urbaines. L’absence des servitudes dans les quartiers et l’inexistence des structures de gestion de déchets dans ces zones entrainent une accumulation des déchets dans nos quartiers dont les coins de nos rues sont décorés des tas d’immondices.

Les conséquences de cette gestion anarchique des déchets entrainement des inondations, le développement des moustiques vecteurs du paludisme. Le manque de stratégies simples, l’incivisme, l’absence d’information et d’éducation à l’environnement sont les causes principales des pollutions dues aux déchets urbains.

Pour faire face à ces problèmes, plusieurs organisations ont mis sur pied des projets visant à réduire l’effet de la pollution due à la mauvaise gestion des déchets en proposant  des stratégies innovantes. C’est le cas du projet CITE-PROPRE expérimenté des quatre villes du Cameroun par le Centre Internationale de Promotion de la récupération-CIPRE. Il s’agit de conscientiser les populations notamment les jeunes sur les méfaits de la mauvaise gestion des déchets sur leur cadre de vie. Pour cela, des jeunes sont formés sur les techniques de récupération et recyclage des déchets plastiques ainsi que le recyclage des déchets organiques par la fabrication du compost.

L’activité de récupération est une stratégie de gestion saine et rentable des déchets.  Les jeunes sont éduqués, sensibilisés et conseillés. Dans la ville d’Edéa au Cameroun, un handicapé s’est lancé dans la collecte des déchets plastiques et organiques. En 2011, il collectait en moyenne 500kg de déchets plastique au sein du petit groupe qu’il a formé. En plus, il forme les jeunes maraichers urbains à la fabrication du compost. Ce jeune volontaire et averti des dangers de la mauvaise gestion des déchets a reçu de la part du CIPRE un don d’équipement pour ses activités

Dans la ville de Douala, les jeunes organisés et formé par NGOUAMBE Nestor, collecte en moyenne 40 tonnes de déchet par mois dont 80% de déchets organiques pour en produire environ 10 tonnes disponibles tous les mois.

De nos jours, l’Association pour le développement Communautaire du Cameroun (ADEC), en collaboration avec l’association « Maison des jeunes de Bepanda » à Douala, assure le relai de formation et d’encadrement.

Gérer ses déchets est une responsabilité individuelle et un acte citoyen. Au Cameroun, au sens de la loi n°96/12 du 05 Août 1996, la protection de l’environnement  est un devoir pour tous. L’association Mieux-être a orienté ses actions vers l’éducation environnementales en milieu scolaire auprès des jeunes. Ainsi, plus de 19683 écoliers et élèves de la ville de Douala regroupés en 19 écoles primaires et 11 écoles secondaires ont été formés sur les bonnes pratiques environnementales, les gestes à éviter et ceux à considérer. Un concours était organisé à l’issue duquel l’établissement qui respectait le mieux les pratiques environnementales selon les critères prédéfinis, était considéré comme un éco-établissement. Et l’élève qui menait des actions visant à sensibiliser et conscientiser les autres élèves de son établissement était considéré comme l’élève éco citoyen.

Cette activité a permis d’éveiller les consciences surtout des jeunes qui, selon Blandine TCHAMOU, fondatrice de l’association Mieux-être, sont les leaders de demain. Selon elle, pour que ces jeunes soient écologiquement responsables, il est capital de les sensibiliser maintenant. Où que vous soyez, chez vous, à l’église, dans un établissement scolaire, dans votre bureau, dans la rue, amener les jeunes autours de vous à développer des gestes salubres pour l’environnement, à connaitre la nature ; accompagner les dans le changement de comportement au quotidien en leur montrant l’exemple(…). Telle est le message lancé dans son livre intitulé « 130 gestes pour notre environnement au quotidien.

Nous jeunes YPARDiens devons aussi être des ambassadeurs de l’environnement partout où nous soyons, agissons pour la nature et non contre elle. Les changements climatiques sont en majorité dus à l’action anthropique. Et les conséquences du changement climatique sur la pauvreté et l’insécurité alimentaire ne sont plus à démontrer.  La recherche agricole pour le développement intègre fortement cette composante. Encourageons les jeunes de notre entourage à s’impliquer dans la lutte contre la pollution surtout due aux déchets organiques et plastiques.

Blogpost by Ngouambe Nestor, uploaded by Robert Kibaya, two of the AASW6 social reporters

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