De l’engrais 100% organique à moindre coût

Naabeh Andrews montrant à des visiteurs une vidéo sur le cycle de production de l’engrais Coco Peat.

Naabeh Andrews montrant à des visiteurs une vidéo sur le cycle de production de l’engrais Coco Peat.

C’est l’un des stands les plus achalandés à ce troisième jour de la semaine scientifique de l’agriculture en Afrique qui se tient à Accra. Visiblement détendus, le sourire bienveillant, t-shirt et casquette à l’effigie de leur compagnie Cocofibers, Naabeh Andrews et ses deux collègues font au mieux pour accueillir les visiteurs curieux.

Aussitôt après de cordiales salutations, ils vous tendent un prospectus et enchainent avec une présentation savante de leur produit. Leur produit ? De l’engrais fait à base de fibres de coco baptisé ‘’Coco Peat’’.

« C’est 100% organique, aucun composant chimique », assure Naabeh Andrews. « Coco Peat est une alternative naturelle éprouvée pour l’enrichissement de tous les types de sols. Vous pouvez l’utiliser pour n’importe qu’elle culture », assure-t-il.

Le sac de 50 kilogrammes de Coco Peat est vendu à 15 Cedis ghanéens soit environ 8 dollars. « C’est vraiment accessible et en plus ça fertilise bien votre sol », soutient Naabeh Andrews. Entre temps, il se saisit d’une tablette posée sur une chaise et ouvre une vidéo qui montre aux visiteurs le cycle de production de l’engrais Coco Peat.

Il poursuit son argumentaire en disant que Coco Peat retient  de l’eau huit à neuf fois plus que son propre poids et a la capacité de stocker des éléments nutritifs pour les plantes pendant de longues périodes. « Grâce à sa porosité élevée, il a également de grandes propriétés d’oxygénation qui sont importants pour le développement de racines saines », déclare-t-il pour finir sa présentation.

Puis il observe un bref silence le regard soutenu et résolument orienté sur son visiteur, comme pour lui signifier qu’il attend maintenant ses questions. L’entreprise Cocofibers commencé la production expérimentale de l’engrais organique à base de fibre de coco il y a deux ans.

Des producteurs associés à l’initiative ont testé avec satisfaction le produit, explique Naabeh Andrews. « Nous voulons maintenant nous lancer dans la production à grande échelle. Pour cela, nous espérons convaincre des partenaires pour nous accompagner financière à étendre notre activité », conclut-il.

Blogpost et photo par Inoussa Maiga, un reporter social du AASW

Leave a comment

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s