De l’eau solide pour l’agriculture africaine?

hydrogel

hydrogel: de l’eau solide

Serait-ce une solution pour les pays secs d’Afrique ? Une bonne partie des pays africains ont des problèmes d’eau, les pluies sont rares et la sécheresse fait des ravages ce qui a des mauvaises répercutions sur les récoltes des paysans.

Voici enfin un produit qui se vend en Europe depuis plus de dix ans sous la marque Stockosorb de la firme allemande Stockhausen : c’est de « l’eau solide ». Le polyacrylate (comme on l’appelle) permet de gélifier les liquides et de les réhydrater autant de fois que l’on veut. C’est une sorte de poudre blanche qui ressemble à du sucre. Tout au début de son invention, le produit ne stockait que 250 fois son poids en eau mais de nos jours ce système retient “jusqu’à 500 fois son poids en eau sans en modifier la structure chimique”.

Le sac de 25 kilos pour un hectare ne coûte que 400 euros et dure 10 ans soit 40 euros par an qui permettent d’utiliser seulement “50 litres tous les 3 mois” là où on en consommait (mal) “80 litres d’eau par semaine” 19, 2 fois moins d’eau consommée pour un résultat de “10 tonnes par hectare ” (10 000 Kg) au lieu de 600 Kg/ ha sans. Soit 19 fois moins d’eau pour 16, 6 fois plus de récoltes (de Maïs) avec ça pas besoin d’engrais !

Stockosorb était déjà vendu dans des zones sèches et en France en jardinerie et maraîchage pour limiter l’usage de l’eau et assurer la levée de certaines cultures. Ces derniers temps il a été testé sur maïs.

Comment fabrique-t-on cette « eau solide »? Il s’agit d’une technologie simple et bien applicable. L’eau de pluie, captée des toits, est canalisée vers un réservoir dans lequel il suffit de verser une dose de 1,5 gramme de polyacrylate de potassium pour 1 litre d’eau. En 15 minutes, on assiste au processus de solidification de l’eau. Se produisent alors une ionisation et une précipitation qui permettent aux molécules d’eau de se coller aux polymères, ce qui donne de l’eau en grains, à l’état solide. Avec ce procédé, plus besoin de pompes, de tuyaux, d’énergie électrique, de camions-citernes pour transporter le liquide. L’eau solidifiée peut se mettre dans des sacs en plastique que l’on peut stocker facilement jusqu’à en avoir besoin.

Ce système d’irrigation, à la différence des autres comme l’arrosage par aspersion ou le goutte-à-goutte, est le seul qui emploie de l’eau à l’état solide. Les résultats sont incroyables, car la racine des plantes est maintenue humide pendant plusieurs mois et se réhydrate chaque fois qu’il y a une ondée ou un petit arrosage. La plante n’a, d’autre part, aucun stress, car elle sait qu’elle peut compter sur l’exacte quantité d’eau qui lui est nécessaire sans qu’il y ait de déperdition, car l’eau solide ne s’infiltre pas dans la terre ni ne s’évapore.

Vu tout ce qui précède, en prenant en compte ne serait-ce que : le gain de temps, de la réduction de la quantité d’eau que l’on pourrait utiliser (surtout que c’est une denrée rare en Afrique), du coût que peut engendrer un système classique d’irrigation …  Alors nous pouvons  sans arrière pensée, dire que c’est une technologie qui pourrait bien être adoptée en Afrique surtout dans les plus les enclavés comme le Niger, le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali pour ne citer que ces quatre pays. Cependant la décision revient aux autorités et dirigeants africains qui peinent le plus souvent à se décider en faveur de la masse paysanne.

Blogpost par Ily Abraham.

Photo: S. Lysikov

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