Les paysans africains ont faim

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Contradiction en Afrique: Les producteurs de la nouriture…. ont faim

« L’Afrique peut-elle apaiser la faim? » se penche sur les chances et les défis de l’agriculture africaine. L’Afrique peut-elle se nourrir et même nourrir un jour ou l’autre un monde en pleine croissance démographique? Peut-elle à moyen terme devenir exportatrice de denrées alimentaires?

Selon les résultats des recherches de quelques stations de recherches agricoles en Afrique de l’est et de l’ouest, la réponse suivante à la question précédente est: « OUI » si toutefois les responsables politiques sur place (en Afrique) et les bailleurs de fonds ici agissent de concert.

Un manque d’incitation aux investissements et maintenant la mauvaise nouvelle: dans de nombreux pays d’Afrique, la défense du paysan ne se fait que du bout des lèvres. Les conditions ne sont pas réunies pour permettre aux paysans, non seulement de couvrir leurs propres besoins mais aussi de produire des surplus.

L’Ethiopie en est un exemple: 85% des 90 millions d’habitants vivent de l’agriculture mais survivent à peine.

Souvent, le paysan africain n’est pas motivé pour investir dans sa petite parcelle, par exemple pour la protéger de l’érosion. Il utilise de coûteuses semences, jointes à des pesticides et des herbicides qui lessivent son sol déjà pauvre et le maintiennent captif de la pauvreté.

Si la récolte est mauvaise, son endettement augmente. Les banques d’affaires africaines n’accordent toujours pas (ou peu si oui) de crédits aux paysans. Comment pourraient-ils donc remplacer leur antique charrue en bois par des machines modernes qui accroitraient les rendements.

Nombreux sont aussi les paysans qui, même au 21ème siècle, ne disposent toujours pas d’un bon accès aux marchés: à la saison des pluies la route pour le marché le plus proche est impraticable. Des études très récentes montrent que jusqu’à 50% des produits frais d’un paysan africain pourrissent pendant leur transport au marché – un chiffre totalement inacceptable. Et la liste des maux est encore longue.

Pas d’industrialisation réelle de l’Afrique sans agriculture vraie, peu de choses suffisent pour accroître considérablement la productivité des paysans et donc les rendements. L’irrigation au goutte-à-goutte, la rotation des cultures, l’amélioration des semences et les cultures bios ne sont que quelques exemples.

Pour prévenir tout malentendu: il ne s’agit pas de jouer l’industrialisation contre l’agriculture. Il importe bien plutôt de faire l’un sans négliger l’autre. Que les industries de transformation des matières premières d’origine africaine se fasse désormais sur place en Afrique et non en occident comme actuellement.

Il faut aussi que les gouvernements africains et leurs bailleurs de fonds traitent d’égal à égal afin de conclure un véritable partenariat au profit de la productivité alimentaire de l’Afrique. Les auspices sont plutôt favorables.

Blogpost par Ily Abraham.

Photo: L. Rajaonin (UN)

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